Ce qui change pour vous en juillet

05/07/2022
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Chômage, retraite, loyers, voici tout ce qui va changer pour vous au début du second semestre.

 

Les allocations d'assurance chômage sont revalorisées de 2,9 %

 

Après cinq années de revalorisation moyenne de 0,5 % par an, le conseil d'administration de l'Unédic a décidé de relever les allocations d'assurance chômage de 2,9 % compte tenu du contexte économique, notamment de la forte inflation. À compter de ce 1er juillet, la partie fixe de l'allocation d'aide au retour à l'emploi (ARE) passe à 12,47 € par jour indemnisé, contre 12,12 € jusqu'à présent, à laquelle s'ajoute la partie proportionnelle de l'allocation qui équivaut, pour rappel, à 40,4 % du salaire journalier de référence. Le montant minimal de l'ARE passe de 29,56 € à 30,42 € par jour. L'allocation minimale de l'ARE versée pendant une formation passe de 21,17 € à 21,78 € par jour, le montant d'allocation journalière relatif à l'application du coefficient de dégressivité est porté à 87,65 € et le plancher relatif à l'application de ce coefficient est porté à 61,36 €.

 

Revalorisation des salaires dans la fonction publique
Le traitement des 5,7 millions d'agents publics est revalorisé à hauteur de 3,5%. En raison de contraintes logistiques, le changement ne se verra probablement qu'en août sur la feuille de paie des agents publics, avec toutefois un effet rétroactif pour le mois de juillet. A titre d’exemple, la hausse des salaires devrait se traduire par une augmentation mensuelle de 45 euros pour un agent d'accueil en début de carrière.
 

Retraites et prestations sociales
Le gouvernement a annoncé vouloir donner un coup de pouce de 4% aux pensions de retraite et d'invalidité des régimes de base, ainsi qu'aux prestations familiales et minima sociaux.  Le revenu de solidarité active (RSA), l'allocation aux adultes handicapés (AAH) et l'allocation de solidarité aux personnes âgées (Aspa) sont concernés. Ces hausses, destinées à aider les ménages face à l'inflation, doivent cependant être encore entérinées par le Parlement à travers deux textes de loi, dont une loi de finances rectificative. Une fois votés, ils devraient avoir un effet rétroactif au 1er juillet. 

 

Changement de nom facilité
La nouvelle loi permet à tout majeur de demander, une fois dans sa vie, à prendre, ou ajouter, le nom de son autre parent, par une simple démarche en mairie, sans avoir à formuler de justification. Les motifs dits «affectifs», pour ceux désirant abandonner le nom d'un parent violent, incestueux, absent ou toute autre raison personnelle, sont soumis aux mêmes démarches. Même si elle rend la procédure beaucoup plus aisée, la loi n'ouvrira pas la possibilité de prendre n'importe quel nom: juste celui de l'autre parent.
 

Encadrement des loyers
Le plafonnement des loyers, qui interdit sauf exception de louer un bien immobilier au-delà d'un certain prix au mètre carré, entre en vigueur à Montpellier. La métropole de l'Hérault rejoint Paris, Lille, Lyon, Villeurbanne et 18 communes de Seine-Saint-Denis qui appliquaient déjà ce dispositif. Bordeaux suivra à son tour le 15 juillet.
 

Retour à la normale pour les tickets restaurant
Le plafond d'utilisation quotidien des titres-restaurant sera de retour à 19 euros le 1er juillet et ils ne pourront plus être utilisés les week-ends et jours fériés. Le doublement de ce plafond à 38 euros et l'autorisation d'utiliser ce moyen de paiement également les week-ends et jours fériés avaient été décidés à l'issue du premier confinement en 2020.

 

Des frais plus clairs dans l'assurance-vie
Au 1er juillet, les frais des contrats d'assurance vie et de plans d'épargne retraite (PER) seront plus transparents. Le tableau standardisé rassemblant l'ensemble des frais de ces contrats, obligatoire depuis le 1er juin, sera enrichi d'une nouvelle colonne additionnant frais du contrat et frais des unités de compte (UC), permettant meilleure lisibilité et comparaison entre ces produits d'épargne.
 

Interdiction de la vente de chaudières au fioul neuves
A partir du 1er juillet, les chaudières émettant plus de 300 g de CO2 par équivalent KWh sont interdites à la vente, ce qui exclut tout équipement neuf fonctionnant au fioul (ou au charbon). Les appareils déjà installés pourront, eux, continuer d'être utilisés, entretenus et réparés. Une dérogation est possible notamment  lorsqu'il n'y a pas de réseau de chaleur ou de gaz naturel existants, et qu'aucun équipement compatible avec ce seuil ne peut être installé sans renforcement du réseau local d'électricité.